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VÉZINA, Andrée : 1952

Glisser la souris sur les oeuvres...

André Vézina fait partie du paysage des arts visuels québécois depuis plus d'une vingtaine d'années. Elle a jusqu'ici travaillé essentiellement par thème, abordant des thématiques plus ou moins longues qui reviennent au fil de sa production. Parmi ses sujets de prédilection, la musique a fait l'objet d'une série d'oeuvres particulièrement prisées par les collectionneurs.

Toutefois, c'est une courte série sur les marchés publics, réalisée il y a quelques années déjà, en 1997, qui a retenu mon attention. L'artiste y étoffe de grands tableaux à la structure et à la composition fort complexes. Certainement l'une de ses plus grandes réussites.

L'approche plastique de Vézina se caractérise notamment par les généreuses textures créées par l'emploi d'une matière abondante qui permet à l'artiste de morceler littéralement la pâte. Cette dimension confère un aspect très tactile à son travail, alors qu'elle inscrit sur la toile des motifs irréguliers qui parcourent l'ensemble de la surface. Le sujet semble émerger d'un magma qui donne naissance à une fusion entre la matière et la forme reconnaissable.

La production d'André Vézina Oscille entre deux pôles : si l'on peut parfois qualifier le résultat de décoratif, en d'autres occasions, il est franchement pictural, reléguant le sujet au second plan puisque l'artiste, dans ses compositions élaborées et complexes, fait en sorte que le traitement prime sur le sujet. L'effet ainsi produit est sans doute imputable, justement, à cette utilisation de matière abondante qui commande à l'artiste, pour s'exprimer dans toute son intensité, de relever la barre, d'introduire dans son approche un certain niveau de difficulté.

Robert Bernier in « La peinture au Québec depuis les années 1960 » Éditions de l'homme, pp. 327-328.

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