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Né à Lebel-sur-Quévillon (Abitibi) en 1974. ll s'installe à Montréal à l'âge de vingt ans et fait son inscription en peinture à l'université. Rapidement, il constate que la méthode classique d'apprentissage n'a pas prise sur lui et quitte les bancs d'école.
Il fréquente alors assidûment bibliothèques et musées à la recherche des grandes oeuvres qui guideront son parcours. Dans les livres, il visite Vienne et Berlin où il rencontre les expressionnistes. Au Musée, il observe et analyse les techniques des maîtres européens. Ce sont autant de «pères» qui amèneront leur jeune élève à perfectionner sa technique et à raffiner son regard.
Yann est un artiste qui à besoin de peindre, pour lui ce n'est pas un travail, mais un mode de vie. Dans son appartement traîne un peu partout des dessins, des gouaches, des esquisses à l'encre de Chine, des petits, moyens et grands tableaux, mais aussi une horde de crayons, pastels, pots et tubes de peinture et un régiment complet de brosses et pinceaux. Si vous creusez bien vous pouvez même y trouver un lit, il faut bien que l'artiste se repose de temps à autre.
Chacune de ses pièces est d'élaboration traditionnelle, c'est-à-dire qu'il emploie les matériaux bruts, monte lui-même la toile sur faux-cadre et l'apprête au gesso. Il travaille principalement à l'huile d'après modèle ou nature morte. Face au chevalet dans la main gauche une palette de couleurs et au moins cinq pinceaux entrecroisés. Devant lui, un modèle «sous observation». La touche est d'abord fluide: c'est l'esquisse (en général un lavis couleur Terre de Sienne brûlée). Par la suite les ombres et lumières prennent corps et donnent la perspective du tableau. Les glacis, le grattage et parfois un trait de noir amènent au résultat final. L'oeuvre est achevée souvent après plusieurs séances de pose. |